C'est à l'automne de 1997 que j'ai mis le pied à Hong Kong la toute première fois, j'y suis retourné plusieurs fois, mon dernier séjour date de l'été 2007.

Depuis je ne peux pas oublier cette ville, où j'ai vu pousser les tours sur une période de dix ans, j'ai traversé cent fois le détroit sur le mythique Star ferry, Michelle ma femme et moi le traversions juste pour le plaisir et chaque soir où nous devions reprendre l'avion de Paris.

Pourtant c'est plein d'appréhensions qui j'y étais allé la première fois, effrayé par le modernisme de la ville, j'avais peur de n'y trouver aucun intérêt.

Quelle erreur, à peine débarqué le charme si particulier de cette ville nous avait conquis. Les odeurs en tout premier qui se percevaient sur le tarmac de Kai Tack, cet aéroport où les avions passaient entre les immeubles pour atterrir.

Ensuite ma fille et son mari, après nous avoir fait diner d'un délicieux canard laqué, nous emmenaient vers les Mid-levels où ils habitaient Robinson road, au 35ième étage d'une tour d'où on pouvait voir la montagne et la baie, ainsi que le fabuleux immeuble de la Banque de Chine, un autre chef d'oeuvre de Pei, l'architecte sino-américain, qui a également signé la pyramide du Louvre à Paris.

Puis nous avons été émerveillés par le quartier que traversait l'escalator des Mid-levels, ces boutiques, ces petites rues qui restaient tellement chinoises au pied même des grandes tours. Nous n'oublions pas non plus le tramway de Des Voeux que nous avons pris souvent avec notre petit fils, juste pour l'amuser.   

Je ne raconterai pas en un seul billet tous mes souvenirs de Hong Kong. J'y reviendrai bientôt, dans ce blog. (car hélas j'ai peur que l'organisation des années à venir ne me laisse pas le temps d'y retourner)

En 2007 ce fut notre dernier séjour, je n'avais pas la forme olympique, un infarctus m'était traitreusement tombé dessus en montagne (en France)

Il faisait très chaud, c'était au moment de la fête des Hungry ghost, il y avait partout des petits tas de cendre, reste des billets factices et nourritures de papiers pour apaiser les esprits intranquiles.

Nous étions alors près de la bibliothèque centrale, il y avait une place où l'on jouait l'opéra chinois, des tonnes de nourriture étaient sur des tables, que les humains mangeaient à la place des fantômes à qui elle était destinée. Peut être aurions nous pu nous joindre à ces banquets? Nous n'avons pas osé.

Nous avons pris une dernière fois le Star ferry, allée et retour, sur le détroit la pollution avait considérablement augmentée. Sur les façades en verre le soleil se reflétait avec d'étranges couleurs.