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16 août 2010

Encore des questions sur le rêve de Zhuangzi

Dans une petite bourgade de Chine dont je ne puis même pas prétendre avoir oublié le nom, vivait de façon éphémère un certain papillon dont on ne peut rien dire en particulier, sauf qu'il n'avait jamais rêvé ni qu'il était Zhuangzi, ni que celui-ci le rencontrait en songe.
A vrai dire, il fut un temps où ce papillon ignorait parfaitement qui était ce Zhuangzi et quelle importance il pouvait avoir dans le monde des papillons comme dans celui des hommes.
Seulement il avait nombre de cousins papillons qui tous se félicitaient que Zhuangzi se réveillait au matin en pensant n'être qu'un frêle papillon, chacun étant persuadé être précisément le papillon même que le sage se croyait devenu.
Car le bruit avait fini par se répandre que ce Zhuangzi était un sage et même bien plus encore.
Le papillon qui nous occupe, nous pourrions le nommer Bzy, n'était pas un de ces somptueux lépidoptères qui ont leurs portraits dans les livres des hommes et sont pour cela très convoités de ces créatures avides qui les épinglent dans des boites et les montrent à leurs amis qui pourtant n'en ont cure.
Zhuangzi n'était pas un collectionneur de papillons, sa seule ambition semble-t-il était de voleter de fleur en fleur et c'est pour celà qu'il en rêvait chaque nuit et finissait par penser qu'au réveil, il était demeuré lui au milieu d'un songe de papillon qui ambitionnait de devenir un sage parmi les sages, car seul un homme particulièrement sage peut espérer devenir papillon.   
Bzy était de ces petites créatures bleues de taille modeste qui abondent en montagne autour des flaques d'eau et ce qui le tourmentait particulièrement c'est qu'un de ses semblables se rêvait Zhuangzi chaque nuit sans exception.
L'autre avait beau lui expliquer qu'il en savait quelque chose et que se voir dans la peau d'un homme qui n'a d'autre but que d'être papillon ne présentait pas un avantage très enviable, Bzy n'en croyait rien car il en est des papillons comme des autres êtres, beaucoup tiennent l'expérience d'autrui pour nulle.
"Si un personnage si considérable que Zhuangzi a l'idée d'être papillon, un homme qui écrit des livres et dont on parle dans d'autres livres, c'est qu'il a un dessein particulier connu de lui seulement et si tu ne l'as percé c'est que tu es incapable de rentrer assez profondément dans son rêve
L'autre répondit vertement "Hé bien, toi qui n'es pas même capable d'être Zhuangzi en rêve, puisque tu es si malin, vas donc lui demander toi même quel est son dessein profond, peut être alors rêvera-t-il de toi et je serai enfin délivré de ce cauchemar"
On a vu quelle façon le rêveur fut libéré, je regrette d'ailleurs l'avoir déjà révélé, mais cela est une toute autre histoire.
Prenant son congénaère au mot, et sans se retourner, sans regretter les immenses prairies fleuries où il vivait, sans s'aviser de ce que penserait de lui sa proche famille, sans prendre congé de qui que ce soit, Bzy s'en alla à tire d'ailes, si l'on peut dire, vers la contrée où il avait entendu dire que vivait Zhuangzi. 
La Chine n'était pas en ce temps là un pays aussi immense que celui que nous connaissons de nos jours, mais pour une aussi chétive créature que Bzy parcourir des milliers de Li en voletant restait une épreuve démesurée. Non seulement il fallait battre des ailes durant des jours et des jours en dépit de la fatigue, mais il fallait éviter des millions d'oiseaux insectivores, les feux nocturnes, la pluie et la sécheresse, les chasseurs de lépidoptères et mille autres dangers dont il n'avait pas la première idée.
Ce fut un long et éprouvant voyage, et beaucoup plus encore que l'on pense car pour sa part, Zhuangzi s'était mis en chemin pour rencontrer le papillon qui occupait ses rêves et les deux voyageurs se croisèrent sans le savoir et Bzy dût refaire le chemin en sens inverse.
Si bien que lorsque notre papillon rencontra le grand homme, il arrivait au terme de la vie que la nature offre aux petits lépidoptères et que le dessein intime du philosophe ne fut élucidé ni par la première ni par la seconde bestiole dont on sait déjà comment l'existence fut abrégée par un sage maladroit.
Nous voyons là que nous avons bien de la chance d'être un genre plus avisé que ne sont les papillons et de comprendre le message que nous a transmis Zhuangzi.
Quelqu'un en doute-t-il?

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13 août 2010

Histoire de château et de papes

Adolescent j'aimais visiter les châteaux en ruines, assez nombreux autour de Bordeaux ma ville de naissance et de résidence où je n'avais cependant aucune attache familliale, ce que du moins j'ai longtemps cru.
Le château de Blanquefort, distant de quelques kilomètres du centre de la ville, m'était le plus accessible. Situé au milieu de champs peu cultivés, défendu d'aucune palissade, il suffisait de franchir un ruisseau peu profond pour approcher de son enceinte dont nulle porte n'interdisait l'accès.
Longtemps seule forteresse de la région et témoin de la puissance de la famille de Blanquefort dont une des dernière descendantes fut la mère de Clément V, le premier des papes d'Avignon, ce château fort du douzième siècle a été remaniè au quinzième siècle par Talbot, le capitaine anglais vaincu par Jeanne d'Arc à Orléans et tué à Castillon la bataille en 1453.
Si l'enceinte du chateau et plus récente, les deux tours centrales relativement intactes, mais dont les aménagements intérieurs sont effondrés, proviennent de la forteresse ancienne.
Toutefois, par un restant de mur d'enceinte intérieure il est possible de grimper jusqu'au sommet de ces tours vides, ce que je ne manquais pas de faire. Dans mon jeune age j'aimais énormément grimper, oubliant chaque fois, tels les chats qui se retrouvent perchés en haut des peupliers, que le vertige qui me prenait en chemin me rendait la descente pénible.
Aprés avoir inspecté ces vestiges, et sans avoir appris grand chose d'autre que ce qui était visible d'en bas, je m'avisai que je ne parviendrais pas à redescendre par la voie empruntée à la monté. Le seul chemin qui m'apparut possible était le restant de l'escalier à vis, c'est à dire les emplacements où avaient été fichées les marches de pierre qui toutes avaient disparues. Par chance une profonde rampe avait été ménagée dans la maçonnerie à laquelle je pouvais m'accrocher, heureuse initiative des constructeurs de cette batisse auxquel je du la vie (une seconde fois).
Et c'est ainsi que je suis descendu, les pieds dans les trous des marches, les mains aggripées à la rampe, effectuant plusieurs rotations périlleuses dans l'intérieur de cette tour, la peur au ventre, allant jusqu'à m'aider des dents pour mieux assurer mon équilibre.
Comme je l'ai dit, je pensais n'avoir aucune ascendance bordelaise, mais un jour, reprenant des recherches généalogiques, je me suis découvert une ascendance noble et de proche en proche par des familles qui allaient d'Auvergne en Cévennes, je comptais au nombre de mes ancêtres des noms qui fleuraient bon l'Aquitaine et particulièrement cette Ida de Blanquefort qui fut mère du pape Clément V qui avec sa soeur, Jeanne de Goth mon aieulle, avaient peut être vécus dans ce château.
D'où il ressort que mes ancêtres avaient failli causer ma perte tout en me laissant le moyen d'éviter une chute fatale et que ce pape fut mon oncle.
Autre cerise sur le même gateau, je me découvris également descendant d'une certaine Hermessinde de Montférand épouse de Guillaume de Grimoard, les parents du pape avignonais Urbain V second de mes oncles à s'être assis sur le saint siège.   

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31 juillet 2010

Nouvelles clartés sur le rêve de Zhuangzi

Après des mois et des années, mais peut-être après quelques nuits seulement, il advint que le papillon qui chaque matin s'éveillait sans savoir s'il était Zhuangzi ou lui-même se lassa, il en éprouvait un inconfort indéfinissable et néanmoins certain.
Le chétif animal se décida d'aller consulter un sage.
D'autres penseraient que le soutien d'un psychologue lui aurait été d'un plus grand secours. Il reste cependant incertain qu'un papillon et un psychologue puissent tenir une conversation utile, ni même une conversation tout court, alors qu'un sage est un être capable de toutes sortes d'actions qui restent hors de portée des individus ordinaires, parmi lesquels il est permis de classer les psychologues. 
Nous devons écarter sans hésiter l'idée que ce sage était un maître du Tao. Nous serions entrainés sur des sentiers qui ne mènent nulle part ailleurs qu'en des labyrinthes improbables n'ayant pas plus d'issues que ceux de Borgès qui n'en ont pas.
Nous refuserons avec une égale vigueur l'hypothèse que ces entretiens puissent avoir été tenus pendant un rêve, que ce rêve ait été celui du sage, du papillon ou de toute tierce personne. Est-ce assez clair?
Le papillon donc, lorsqu'il fut en présence du sage, un sage particulièrement empli de sagesse sans doute mais que nous ne nous attacherons pas à définir plus précisément, exposa le motif de sa visite.
Grand sage, il n'est plus de nuit que je ne rêve que je suis Zhuangzi.
Le sage observa un silence de sage, car un sage qui serait trop prompt en sa parole perdrait rapidement tout prestige.
Il convient de souligner que le silence d'un sage est aussi empli de sens que le vide du Tao ce dont le papillon, tout lépidoptère qu'il fut, était intimement persuadé, car rêver qu'il était Zhuangzi lui avait laissé quelques traces.
C'est pourquoi il ajouta que ce qui l'irritait particulièrement c'est que le Zhuangzi qu'il rêvait être se rêvait lui comme un papillon et donc qu'en définitive dans son rêve papillon il restait, ce qui ne le grandissait en rien.
Observons que le papillon ne prétendait pas qu'il était dévalorisant d'être lui-même.
Le sage, curieusement, demanda qu'on lui apporte une pierre, tâche dont s'acquitta un acolyte car le papillon, bien que partiellement humanisé par ses contact nocturnes avec Zhuangzi en restait parfaitement incapable.
Mettons, dit le sage, que dans votre rêve vous écrasiez le papillon que Zhuangzi pense être devenu. Ne seriez vous pas libéré de ce rêve importun?
C'est que... Maître... enfin... on ne sait pas... et si... en définitive... qu'est ce que la vérité... qui sait où se cache... finalement?
Un sage ne saurait s'agacer de rien, c'est entre autres à cela qu'on le reconnaît, aussi c'est sans malice aucune qu'il saisit la pierre, l'éleva devant son visage et déclara:
Vous voyez cet objet inanimé, aurait-il plus d'entendement que vous?
Et c'est à cet instant que les forces du vieux sage lui firent défaut et que la lourde pierre chut sur le papillon qui à jamais fut délivré de ses rêves.
Toutefois, en ce qui concerne Zhuangzi, on ne sait pas si les siens cessèrent dès la mort du papillon qu'il rêvait être.

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24 février 2010

Shoa et moi

Comment peut-on titrer sur ce sujet d'une façon si désinvolte, je vais tenter de l'expliquer.
J'ai pu voir récemment l'intégralité du film de Claude Lanzmann, neuf heures de diffusion télévisée en deux soirées de quatre heures trente.
Shoa n'a qu'un seul sujet, l'extermination des juifs d'Europe et le démontage de la mécanique conçue à cet effet par le régime nazi. Rien des mobiles qui entrainèrent cette "solution finale" solution de quoi? Un seul sujet, la mort les moyens et la façon de la donner.
Shoa signifie en hébreu catastrophe, destruction, anéantissement. Antérieurement on utilisait le terme d'holocauste qui m'a toujours paru mal adapté, comment faire un paralèlle entre le sacrifice d'un animal, dans le but fallacieux d'être agréable à un dieu, avec le massacre scientifique d'un peuple entier. Personnellement, quand j'évoquais ces évènements, avec des tiers ou simplement mentalement, j'utilisais l'expression "cette chose là"  (Claude Lanzmann dans son livre "Le lièvre de Patagonie" nous apprend qu'il disait "la chose")
Il faut d'abord que je dise comment et pourquoi, n'étant cependant pas juif, j'ai depuis mon enfance une relation particulière avec "cette chose là"
Né en 1943, un mois avant l'insuréction du ghetto de Varsovie, j'avais donc deux ans au moment de la libération de Auschwitz, quand tout le monde a su, ou a du cesser de paraître ignorer, ce qui était advenu des juifs déportés. Il est certain que j'ai entendu des conversations entre mes parents et qu'une trace en est resté gravée dans mon inconscient.
Mes plus anciens souvenirs se situent entre trois et quatre ans, le plus précis d'entre eux est un cauchemar qui revenait tout le temps et a persisté plusieurs années: Une femme aimable "nous" faisait entrer dans une pièce avec des paroles suaves comme si elle promettait un bon gouter ou une distribution de friandises (j'ignore ceux qui, autres que moi, composaient ce nous indistinct, je n'étais donc pas seul) Puis la dame sortait du local et son sourire devenait sardonique tandis qu'elle manoeuvrait un levier en annonçant "Ca va brûler"
J'ai fait ce mauvais rêve plusieurs années de suite, sans jamais en avoir parlé à mes parents. Quand j'ai eu huit ans, une institutrice de cours élémentaire nous a enseigné cette abomination, mais ce n'est que bien plus tard que j'ai compris que mes rêves avaient pour sujet l'extermination des juifs.
Graduellement, alors que mes connaissances en devenaient plus précises, cette chose là a pris de plus en plus d'importance en moi, tellement que vers ma vingtième année j'ai commencé à y penser chaque jour de ma vie et que cela a duré une quarantaine d'années.
Et puis, un jour j'ai eu l'occasion de parler de ces rêves et de leurs conséquences avec une amie juive. Une semaine après je me suis aperçu que j'étais libéré de mon obsession quotidienne. La conscience de cette chose là ne m'était pas devenu plus légère, pourtant c'était un peu comme si j'avais remis entre de bonnes mains une charge qui ne m'appartenait pas.(Je veux dire pas plus qu'à tout autre être humain)
Je ne ferai pas ici un résumé de Shoa, c'est impossible, je dirai simplement qu'il faut le voir et je n'en citerai qu'un épisode, l'interview du rescapé Abraham Bomba.
Abraham Bomba avait été sélectionné pour le sonderkommando de Tréblinka, c'est à dire choisi pour être de ceux qui "faisaient disparaître" les cadavres de leur peuple anéanti Puis, comme c'était sa profession, il a finalement été désigné avec dix sept autres pour être "coiffeur pour dames" à l'intérieur même des chambres à gaz.
Abraham Bomba parle de l'horreur avec un ton détaché, objectif "on coupait comme ci comme ça" sans émotion apparente et en faisant les gestes. Qu'avez vous ressenti? Oh vous savez là bas ressentir c'est très dur, vous êtes mort aux sentiments, mort à tout. Puis il raconte l'arrivée de femmes qu'il connaissait parentes d'un des autres coiffeurs, "il leur disait".... à ce moment Bomba si prolixe ne peut plus articuler un seul mot, des larmes perlent discrètement, il lui faut plusieurs minutes pour reprendre, pour que nous puissions comprendre.
Après avoir vu ce film, une inquiétude me venait: Si j'allais de nouveau y penser tous les jours, si je retombais dans mon obsession. C'est d'évidence un problème qui parait futile et ne concerne que moi.
Il n'en a rien été , le film de Claude Lanzmann que je devais voir, que je n'aurais pas pu éviter, à eu pour conséquence que j'y repense plus souvent que je ne l'ai fait pendant ces dernières années, mais pas tous les jours.


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28 janvier 2010

Shoa

Note à suivre, il faut digérer

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L'école d'opéra de Pékin à BObigny

J'ai vu récemment ce spectacle.

Je n'ai pas trop le temps de rédiger une note, merci de patienter un peu.

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18 janvier 2010

Image du monde flottant

fille

 
Si mon amie Neige passe par sur cette page elle sera surprise de trouver ce dessin.

Je n'explique pas ici pourquoi j'utilise le terme Monde flottant. Il ne s'agit pas d'une estampe originale de Utamaro.

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14 janvier 2010

Lie Zi, le classique du vide parfait.

Comme ce blog devenait sans vie ni mouvement, il m'a paru opportun de le réanimer en abordant Lie Zi, auteur présumé du Vrai Classique du Vide parfait.

Lie Zi, à moins que ce soit Lie Yukou fut, peut être un sage vivant à la période des Printemps et des Automnes ou bien des Royaumes combattants. Zhuang Zi en parle, ce qui n'équivaut pas à un bulletin de naissance.

Le Lie Zi est un recueil de fables philosophiques et d’aphorismes d'inspiration taoïste cité dans le Zhuangzi avec lequel il présente une grande ressemblance. Bien que ce soit peu taoïste c'est dans ce recueil que l'on trouve le récit de Yu Kong qui déplaça les montagnes.

Le Lie Zi parait avoir été reconstitué par Liu Xiang au premier siècle avant notre ère, de nos jours Anne Tchang considère cependant que l'ouvrage qui porte actuellement ce titre très composite serait un faux, une compilation des IIIe et IVe siècles de notre ère.

C'est néanmoins un ouvrage agréable à lire qui sera abordé sans scrupules par tous ceux qui ne se prennent pas pour des phares de la pensée chinoise, soit l'écrasante majorité d'entre nous.

Pour la petite histoire, notons que cet ouvrage fut officiellement canonisé en 742  par l'empereur Xuanzong des Tang sous le nom de Classique de la simplicité et de la vacuité, tandis que son auteur supposé recevait le titre d’Être transcendant de la simplicité et de la vacuité. En 1007, l’empereur Zhenzong des Song éleva le titre de l’auteur et allongea le nom de l’ouvrage, qui devint Vrai classique de la simplicité et de la vacuité de la vertu parfaite, l'auteur se voyant orné du nom de Seigneur transcendant de la simplicité et de la vacuité contemplateur du mystère.

Beaucoup de paroles ronflantes pour qualifier le vide n'est ce pas? 

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19 décembre 2009

Un bouddha du Shandong

PHOTOLISTE_20090610153626_chine_shandong_buddhas_500_Lorsque j'ai commencé le blog qui a précédé celui ci, j'ai rapidement pris l'habitude de l'illustrer avec des images du bouddha.

En quelques années j'ai bien du en publier environ 450, tous sous forme de liens vifs et tous patiemment recherchés sur le web.

J'ai rarement eu des réactions négatives au sujet de la propriété des images, mais cela m'est arrivé pour les plus belles.

Aujourd'hui je renoue avec cette tradition et vous présente un de ces fameux bouddhas du Shandong, miraculeusement retrouvés à Qinzhou en 1996 lors de travaux de terrassement.

Vingt cinq pièces environ provenant de cette trouvaille sont aujourd'hui exposées au musée Cernuski à Paris, dont ce bouddha Wei.

La photo ne rend pas bien compte de la beauté de cette oeuvre et je ne saurais trop conseiller à ceux qui en ont la possibilité de se précipiter à cette exposition qui doit durer jusque mi janvier ou à peine plus. 

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17 décembre 2009

Le petit sage ne suit pas les préceptes de Lao Zi

Lao Zi l'a dit, il faut trouver la voie qui reste en son village vivra heureux.
Mon village était un blog (en état de sommeil profond) dont la base technique semble vaciller dangereusement.
Si le vieux sage conseille de demeurer où le ciel nous a mis, il concède cependant quelques rapports avec les autres villageois.
Aussi Xiao Zi, le petit sage, transporte son maigre bagage en un lieu où il restera à même de communiquer avec les blogs amis.
Il ne sait pas encore si comme la sainte trinité il adoptera le triple visage de Xiao-bob, Xiao-zi et celui de l'infâme Balivernes

Qui verra sera certainement vivant au moment où il le voit.

Posté par xiaobob à 22:24 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]